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Formation : pourquoi les nouveaux plafonds changent tout pour les OF, RH et formateurs

Image générée avec Dall-E
Image générée avec Dall-E

Édito

Changement d’ère. Derrière la tempête autour du plafonnement du CPF, ce sont les décrets fraîchement publiés sur la période de reconversion et les bilans de compétences qui volent la vedette ce mois-ci. Tout le monde a les yeux rivés sur le chiffre :

  • 13h minimum pour les bilans (En même temps, moins est suspicieux...)

  • 5 000 € de prise en charge maxi en reconversion

  • Et sous la table, un plafond CPF à 1 500 € qui agite autant les syndicats que les réseaux LinkedIn.


Les textes tombent, les avis fusent, les organismes de formation font les comptes. La tension monte d’un cran : entre mesures budgétaires, logique de standardisation, et discours sur la « qualité », pas facile de se projeter. Certains crient au nivellement par le bas, d’autres flairent l’appel discret au cofinancement . Ce qui ressort, c’est une impression de « marchandise pédagogique encadrée » : on saucissonne, on chiffre, on verrouille, et on ajuste au centime près. Reste aux pros de la formation à naviguer dans ce nouveau labyrinthe et franchement, ce n'est pas simple! Tout le monde n’en sortira pas indemne, mais personne ne pourra dire qu’il n’était pas prévenu !


Ce qu’il faut retenir

  • Le CPF vient d’être recadré à la ligne : le projet de plafonnement par action (1 500 € pour les certifs RS, 1 600 à 1 900 € proposés pour les bilans de compétences , 5 000 € côté reconversion) s’impose dans les arbitrages. Sensation étrange pour les professionnels : le droit à la compétence se retrouve désormais corseté, avec des effets domino immédiats sur la structuration de l’offre et l’accès à certaines formations. Pour beaucoup de TPE/PME et d’indépendants, ce plafond n’est pas une simple ligne en-dessous du solde, c’est parfois un mur.

  • La période de reconversion (ex Pro-A) débarque, calée par décret : financement forfaitisé (9,15€/h), enveloppe moyenne à 5 000€, dossiers en mode digital, OPCO sur la sellette pour arbitrer vite (20 jours max), et critères renforcés d’éligibilité. Pour les RH, fini les zones grises : place à la budgétisation serrée et à une co-construction employeur-salarié sous vigilance des opérateurs.

  • Vague de consolidation chez les organismes de formation : concentration des acteurs, chasse à la taille critique, mais aussi exigences accrues en Qualiopi, traçabilité, gestion documentaire. On parle désormais en multiples d’EBE, pas juste en CA. Autrement dit, l’époque est au pilotage chirurgical, et le moindre dérapage réglementaire peut coûter cher.

  • Effet de seuil coté pédagogie : la fixation du plancher à 13h pour les bilans de compétences acte la fin des formats « express » et chez Humanissue, on dit TANT MIEUX! Derrière, les acteurs alertent sur un risque de standardisation par le bas, mais glissent aussi une leçon à saisir : démontrer la valeur ajoutée, objectiver les acquis, professionnaliser l’évaluation. Bref, si l’économie impose des bornes, la qualité devient un enjeu vital autant qu’un facteur de survie.


Ce que cela implique pour un organisme de formation


Impossible de faire comme si rien n’avait changé : le plafonnement du CPF, les nouveaux planchers pour les bilans de compétences et la période de reconversion transforment brutalement la donne.

D’un côté, les modèles économiques “one shot” adossés à un tarif moyen RS ou bilan volent en éclats : il devient vital d’ajuster tarifs, formats et contenus, sans tomber dans la tentation du low-cost qui plombe la réputation. Quels sont les OF qui s’en sortiront ? Ceux qui savent objectiver valeur et qualité : bilans solides à 13h (adieu les bilans express à la chaîne), accompagnements documentés, preuves d'impact ; et bien sûr – audits, traçabilité et gestion fine de leurs données pour répondre à la traque Qualiopi/financeurs. Le pilotage budgétaire ne se fait plus à vue, il force la co-construction avec les clients et les employeurs ;  cofinancements, arbitrages collectifs et plans d’abondement à la carte deviennent la norme, pas le luxe. Sur le terrain, cela veut dire repenser l’expérience apprenant comme le dialogue B2B : lisibilité de l’offre, modularisation, professionnalisation des évaluations et accompagnement RH des entreprises.

Bref, dans ce nouveau millefeuille réglementaire, on ne survit pas sans process béton… et sans cultiver un vrai facteur différenciant. L’effet de seuil ne pardonne pas : capter la demande restera possible, à condition de prouver qu’on ne livre pas du “pédagogique sous vide”. Bref, il faut penser à :

  • Structurer ses offres autour des nouveaux plafonds : prix, formats, durée.

  • Investir dans l’évaluation sérieuse des acquis et la traçabilité Qualiopi.

  • Anticiper la montée du cofinancement et muscler le dialogue avec les entreprises.

  • Documenter et justifier la valeur – sinon, le marché décidera à votre place.

  • Oser l’innovation pédagogique, sans sacrifier l’accompagnement humain.


Conseils & astuces

  • Ne vous laissez pas hypnotiser par la valse des plafonds CPF : repenser vos tarifs et formats, oui, mais sans céder à la tentation du tout-standard. Préférez des offres lisibles, modulaires et argumentées, quitte à expliquer en face à face (ou en visio) pourquoi une prestation de qualité ne peut se vendre au kilo. Un bilan à 13h ? Expliquez sa valeur, documentez la progression des bénéficiaires, montrez vos taux de satisfaction (89 % de bénéficiaires satisfaits, ce n’est pas du vent!) et osez afficher ce qui vous différencie. Bon, pour info, chez Humanissue, ils sont à 20h...

  • Sur le cofinancement, mieux vaut jouer collectif : anticipez les attentes des entreprises, proposez des grilles d’abondement claires dès le devis, et co-construisez des parcours (presque) à la carte. La clé, c’est de sortir du mode défensif. Dans ce nouveau théâtre budgétaire, un OF qui outille ses clients et RH pour piloter formation + cofinancement devient partenaire, pas simple prestataire.

  • Pour ne pas finir submergé par la paperasse Qualiopi ou les dossiers OPCO, équipez-vous (vraiment) : outils de gestion (LMS, CRM ou plateformes type Digiforma, KXO, Hop3Team…), process carrés pour la traçabilité et la preuve d’impact, et veille active sur les décrets. Investissez quelques journées pour paramétrer votre SI : la paresse numérique coûte plus cher que l’effort initial.

  • Enfin, misez sur l’évaluation sérieuse des acquis : scénarisez vos épreuves, impliquez des jurys indépendants quand c’est possible, documentez les acquis transférables ; cela évite les « usines à gaz » tout en vous donnant les arguments pour défendre votre offre… et vos prix. On ne survivra pas dans ce millefeuille réglementaire en bricolant à l’ancienne, mais en prouvant, chiffres (et parcours) à l’appui, la valeur réelle de l’accompagnement.


Passez à l’action

Pas besoin de tourner autour du pot : face aux nouveaux plafonds sur le CPF, aux décrets sur la reconversion, et à la chasse permanente à la preuve de valeur, le jeu s’est clairement corsé pour tous les acteurs de la formation – organismes, RH et formateurs. Chez Humanissue, on ne se contente pas de décrypter la réforme en sirotant un café devant les décrets : on aide vraiment les pros à y voir plus clair, à revisiter leur catalogue, à construire des parcours sur mesure et à argumenter, chiffres (et bilans) à l’appui. Venez jeter un œil à nos formations toujours actualisées sur notre site, ou, mieux : demandez votre devis personnalisé. On ne fait pas du surgelé réglementaire : chaque projet part d’un vrai échange, et le conseil n’est jamais en option. Ceux qui s’adaptent tireront leur épingle du jeu… Les autres risquent juste de subir. À vous de jouer !

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