top of page

Formation pro : nouveau contexte, mêmes exigences, créativité obligatoire pour tenir la barre

Image générée avec Dall-E
Image générée avec Dall-E

Édito


L’automne 2025 n’aura pas volé son goût de montagnes russes : entre la réforme de la TVA miraculée (ouf, le seuil pour les micro-entrepreneurs est remonté fissa à 41 250 € pour les services) et le décret du 31 octobre, les règles du jeu de l’apprentissage se resserrent. Primes à l’embauche rabotées, aides désormais calculées au jour près, minoration des financements à distance confirmée… Impossible de garder la tête froide.

On croirait voir un jeu d’équilibriste : d’un côté l’État qui demande aux entreprises et aux CFA d’être toujours plus agiles avec moins, de l’autre la filière qui bataille pour éviter la casse sociale. D’ailleurs, les représentants de la profession le martèlent : toucher à l’alternance n’est pas anodin, alors que 65 000 contrats pourraient s’évaporer. Pourtant, sous le vernis technique des décrets, se cache le vrai défi : comment ne pas éroder l’ambition d’égalité des chances ? Entre facturation au millimètre et débats sur l’inclusion et la transmission (coup d’œil à la remise à niveau sur les savoirs de base, aux actions vers Mayotte ou à la certification d’éco-animateur), la formation n’a jamais eu autant besoin de nuances. Certes, la rigueur budgétaire frappe fort, mais le secteur reste debout, bien décidé à prendre les nouveaux virages : digital, accompagnement humain, accès pour tous, et – tiens donc – pairagogie. Qui a dit que l’innovation ne passait que par les algorithmes ? Il paraît qu’à trop serrer la vis, on fabrique surtout des créatifs. On ne demande qu’à vérifier.


Ce qu’il faut retenir


  • Le train des réformes ne faiblit pas : 2026 amorce une cure d’austérité sur la formation, à commencer par l’apprentissage. Primes à l’embauche rabotées, suppression de l’aide au permis B pour les apprentis, fin programmée de l’exonération salariale sur la paie des alternants (finalement retoquée in extremis), calcul des financements et aides au jour près… Les CFA encaissent les impacts, les OPCO jonglent avec des lignes qui se déplacent sans préavis. L’Insee sonne l’alarme, près de 65 000 contrats en alternance pourraient disparaître à brève échéance.

  • La certification professionnelle entre dans une ère de transparence musclée : le décret du 6 juin 2025 hisse la barre, impose un référentiel costaud incluant transition écologique/numérique et pratiques d’accessibilité, limite à une promo test (3 ans maxi) pour les nouveaux entrants, exige une traçabilité chirurgicale des partenariats – et coupera court aux dépôts bâclés. Côté Qualiopi, le tour de vis continue : même le FAFCEA s’aligne pour 2026, bye bye les organismes non certifiés.

  • Digital, distanciel et IA : la minoration officielle de 20 % des prises en charge pour les formations à distance à 80 % ou plus s’applique désormais, confirmée par le Conseil d’État. Les organismes au tout-distanciel devront redoubler d’inventivité… et de preuves d’impact. À l’opposé, l’IA générative déboule massivement : prompting, co-production, fin de l’isolement pédagogique pour qui ose. Mais gare au bluff : sans maîtrise des fondamentaux, l’automatisation produit un “savoir smoothie” souvent insipide.

  • Malgré la tempête réglementaire, l’appétit de formation et d’inclusion reste solide : accompagnement des publics éloignés, actions sur les territoires ultramarins, émergence de certifications pour des métiers “transition” (coucou les éco-animateurs), et offensive sur le handicap avec guides et ateliers dédiés. En BtoB, la relation client se muscle : 79 % des prestations plébiscitent le présentiel, mais le sourcing et l’adaptabilité deviennent la clé pour fidéliser dans un secteur mouvant où la confiance et l’agilité font toute la différence.


Ce que cela implique pour un organisme de formation


Virage serré. L’époque impose d’avoir les nerfs solides… et la compta affûtée. La moindre rupture d’apprentissage ou le retard d’un seul justificatif, et c’est le puzzle financier qui se grippe : désormais, la prise en charge de l’alternance se calcule au jour près et la moindre erreur ou oubli administratif se paie cash. Les aides rabotées, la suppression du forfait permis et les incertitudes sur l’exonération salariale abaissent l’attractivité de l’alternance, forçant à redoubler d’inventivité pour draguer les publics éloignés ou compenser l’impact social. Impossible de faire l’impasse sur l’accompagnement humain : 1 jeune sur 10 décroche par manque de socles de base, les publics fragiles se multiplient, la diversité générationnelle explose. Résultat ? Place à l’ultra-sur-mesure : diagnostic précoce, parcours boostés à la pairagogie et suivi individualisé. Tout-digital ? Évidemment, mais pas sans preuves d’impact sérieuses – la minoration de 20% du distanciel est là pour rappeler que le LMS miracle n’existe pas. Sur le terrain, la bataille se joue sur deux tableaux : diversifier ses sources de revenus pour ne pas mourir d’être mono-OPCO et déployer des stratégies client-candidat où la fidélisation est capitale (le bouche-à-oreille et la recommandation n’ont jamais autant compté). Qu’on le veuille ou non, la formation se fait auditer, traquer, challenger. Mieux vaut en faire une force : rigueur, preuve, expérience apprenant et audace pédagogique deviennent le nouveau barème. Quant à ceux qui doutent encore du pouvoir du collectif – mentors, animateurs, tuteurs, référents – c’est le moment de (re)nouer avec la communion apprenante : la technique, c’est un levier, mais la chaleur humaine et la capacité à orchestrer l’apprentissage multifacette font clairement la différence.

  • Privilégier l’accompagnement sur-mesure et le diagnostic des besoins réels : des outils comme des Kits pédagogiques complets gagnent à s’imposer en réflexe.

  • Renforcer la fonction “relation client” : fidéliser collectifs d’entreprises, jouer collectif, partager les preuves d’impact et multiplier les témoignages de réussite.

  • Engager activement référents handicap, pairagogues et collectifs d’accompagnement pour sécuriser l’inclusion et l’expérience apprenant, socles désormais stratégiques autant pour la conformité, l’accès aux financements que la réputation du centre.


Conseils & astuces


  • Jouez collectif pour tenir le choc budgétaire : en 2026, la diversification s’impose (financements, publics, partenariats). Adieu le mode « mono-OPCO »: multipliez les canaux BtoB, osez la co-signature avec des réseaux entreprises/missions locales et mettez l’accent sur la fidélisation – à l’appui des 79 % d’entreprises qui restent friandes de présentiel.

  • Anticipez la nouvelle grammaire administrative : avec la proratisation jour par jour et la minoration de 20 % à distance, chaque contrat se joue au millimètre. Mettez à jour vos process : alertes facturation, traçabilité des justificatifs, synchronisation avec le tableau de bord Apprentissage CFA. Un retard ou une coquille, et c’est le patinage.

  • Prenez le train de l’inclusion et de la pairagogie avant qu’il ne vous passe sous le nez. Outillez-vous : formez vos référents handicap, et variez les modalités d’accompagnement. L’organisme qui se contente d’empiler des modules vidéo sans suivi humain – surtout avec la minoration du distanciel – va vite déchanter.

  • Gagnez en impact et en crédibilité en misant sur le collectif : mentors, tuteurs, groupes d’apprentissage intergénérationnels, retours d’expériences clients. En bref, privilégiez les preuves d’impact et les témoignages plausibles – ça rassure les financeurs et ça fidélise les apprenants.


Passez à l’action

Face à la tempête réglementaire et au “pilotage au jour près”, beaucoup d’organismes se retrouvent à jongler entre gestion millimétrique, nouvelle donne sur la TVA ou référentiels certification durcis, et coup de frein sur les aides. Pourtant, c’est souvent dans les virages que se révèlent les plus créatifs : ceux qui transforment la contrainte en innovation, la baisse de financements en opportunité de (re)penser leur accompagnement ou de se rapprocher de leurs clients et de leurs pairs.

Chez Humanissue, on accompagne tous ceux – responsables, formateurs, référents ou dirigeants RH – qui veulent garder l’humain bien au centre du jeu, tout en intégrant la rigueur attendue (Qualiopi, CPF, parcours individualisés, diagnostic initial…). Nos formations proposent des réponses adaptées : présentiel, distanciel outillé, accompagnement ou pairagogie, pédagogies collaboratives… Et on ne recule ni devant la diversité générationnelle, ni devant les parcours éclatés.

Parlons-en sans détour ! Chez Humanissue, on aime relever les manches et inventer avec vous ce que “formation sur-mesure” peut vraiment signifier. Accédez à nos offres, glanez une idée, ou posez-nous votre question la plus concrète : tout commence ici.

Commentaires


bottom of page