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Managers RH : l’IA redessine vos référentiels, vos formations… et votre dialogue social

Image générée par IA
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Édito

L’annonce de la fusion entre deux géants du logiciel RH cette semaine vient électriser le microcosme business : la course à l’IA appliquée aux talents se durcit, pile au moment où Microsoft dévoile la poursuite du déploiement massif de Copilot for Work dans plus de 15 000 entreprises. Pas juste la surenchère algorithmique attendue—ce qui frappe, c’est la brutalité du tempo : stratégies de formation revues à marche forcée, adoption du “prompt engineering” jusque dans les métiers les moins tech, tensions sur le pilotage de la data sensible côté comex.

Il suffit d’éplucher les dernières galettes budgétaires ou de discuter avec un DRH pour sentir la pression monter. Les promesses d’efficacité générées par l’IA se confrontent déjà à la réalité : redistribution féroce des priorités, débats tactiques sur l’évaluation des compétences hybrides, inquiétude sur la souveraineté des solutions et pilotage des biais. À surveiller aussi, la recrudescence de modèles d’IA générative en open source dans le secteur, qui commence à rebattre les cartes du “make or buy” stratégique. Les managers se retrouvent donc à jongler entre emportement technologique et crispations humaines, tout en tâtonnant sur le terrain mouvant du cadre réglementaire. Bref, plus question de s’en tenir aux seuls discours d’intention : le grand chantier de la transformation IA n’attend personne.

La vraie question à trois ou six mois ? Saurons-nous orchestrer ce bouleversement sans retomber dans le piège du gadget —ni sacrifier la qualité du dialogue social sur l’autel de la productivité ? Autrement dit, qui, dans l’écosystème business actuel, acceptera d’abandonner certains réflexes hérités pour explorer les terrains (encore glissants) du pilotage par l’IA ? À suivre, de très près.


Ce qu'il faut retenir

  • Guerre de la Formation Express : montée en flèche du « prompt engineering » et refonte des parcours RH

    Tic-tac. Le nouveau chic en entreprise, ce n'est plus le séminaire design thinking du vendredi mais la maîtrise du prompt, à toutes les sauces. Si la fusion des poids lourds du logiciel RH semblait déjà promettre une vague de consolidation, la poussée de Copilot for Work dans plus de 15 000 entreprises (source : édito) jette littéralement de l’huile sur le feu. Signal faible ? Pas tant que ça, quand on constate la vitesse avec laquelle le prompt engineering se glisse dans les compétences clés, y compris chez les collaborateurs les moins technophiles. Les DRH, qui tablaient hier encore sur quelques webinars inspirationnels, se frottent aujourd’hui à la réalité de centaines de managers démunis devant ces nouveaux outils. On observe — chiffres à l’appui dans les articles cités — une redistribution brutale des budgets formation : le traditionnel « plan à 3 ans » vole en éclats, remplacé par du sur-mesure, du rapid learning, quitte à bousculer l’ordre établi. Côté impact, la chaîne managériale est secouée. Les métiers « hybrides » émergent en force : chef de projet + IA, commercial + ingénieur prompt, juriste + product owner… Les enjeux de productivité ne sont plus anecdotiques : les entreprises qui réussissent à industrialiser cet apprentissage voient déjà (sources édito) des gains concrets de 30 à 50 % sur certaines tâches documentaires, conception d’offres, réponses à appels d’offres. L’horizon ? Tout s’accélère. Les acteurs qui n’auront pas pivoté dans leurs parcours de formation d’ici 6 à 9 mois risquent de rater le train, alors que la norme européenne commence à imposer l’alignement des compétences IA (source : articles analysés). Organisationnellement, tabler sur l’ancien triptyque « hard skills-soft skills-savoir-être » ne tient plus. Il faut repenser le schéma même de l’évaluation (repérer les appétences, cartographier les pratiques, injecter de l’upskilling permanent). Sans oublier la pression grandissante sur les directions formation pour outiller — enfin — les managers de proximité, qui font la pluie et le beau temps sur le terrain. À suivre de près, d’autant que les cabinets de chasse commencent à valoriser l’expérience d’intégration IA dès le screening CV. Bref, impossible de faire l’impasse si on vise la compétitivité à court terme.

  • Explosion des enjeux de souveraineté et d’arbitrage sur la data RH : jusqu’où confier ses secrets à l’IA ?

    Microsoft affiche complet avec le déploiement massif de Copilot for Work, mais tout le monde ne dort pas tranquille. Le signal, c’est ce palpitement autour de la maîtrise des flux de données RH et de la réapparition du “make or buy” stratégique, exacerbé par la percée de modèles d’IA générative open source (cf. édito). On assiste déjà à une montée des tensions au sein des comex, tiraillés entre l’évangile du tout connecté et la peur du grand dérapage algorithmique. Les discussions ne relèvent plus du fantasme — certains DSI renégocient à la hâte les clauses de confidentialité, pendant que côté terrain, les managers se retrouvent à devoir jongler avec des outils pas toujours alignés sur les exigences RGPD. L’impact s’annonce massif : plus question de tout déléguer à des plateformes “mastodontes” sans garde-fous. La formation rapide des cadres à la gestion des risques, le pilotage quasi artisanal de la donnée sensible (compétences, santé mentale, feedbacks anonymes) deviennent des chantiers chauds-frontières. Poussons la logique : la souveraineté ne se limite pas à un drapeau planté sur un datacenter européen — elle implique de revisiter la gouvernance de l’IA à tous les étages. Sur les 6 prochains mois, toutes les entreprises à forte intensité RH vont devoir arbitrer : plonger complètement dans l’écosystème d’un géant (et son Copilot) — ou muscler leur stratégie mixte, quitte à se coltiner le maintien d’outils maison ou open source (cf. débats du moment). Conséquence directe : des investissements imprévus dans la cybersécurité, et un besoin de gouvernance data repensée, plus agile, plus fine, mêlant pilotage juridique, contrôle des biais et, tiens, dialogue social revisité (puisqu’il n’est plus question d’imposer un outil top-down sans explication). Tout cela va façonner les pratiques RH et manageriales sur le fil du rasoir, particulièrement en France et en Europe où la culture du consentement et du ‘privacy by design’ joue les trouble-fêtes.

  • Renversement du dialogue social et des repères métiers : la grande valse des évaluations hybrides

    La promesse d’accroître la productivité grâce à l’IA n’est plus un slogan d’agence. Plusieurs signaux en creux (source : analyse des budgets, prise de parole des DRH) montrent que les organisations tablent désormais sur une hybridation accélérée des rôles. Plus que jamais, les fameuses « compétences hybrides » (associations inédites IA + expertise métier classique) deviennent des sésames. Mais il y a un hic : l’évaluation de ces nouvelles compétences s’embourbe. Le signal faible : une effervescence autour des référentiels métiers, que nombre de grands groupes réécrivent à marche forcée pour intégrer, tester, objectiver ces nouveaux savoir-faire. L’impact, c’est une remise à plat du dialogue social : plus question de s’en tenir aux grilles métiers poussiéreuses — syndicats comme RH s’affrontent déjà sur la façon d’évaluer un manager qui booste sa performance avec l’IA (ou qui, au contraire, reste à quai). Conséquence : apparition de “scores” maison, débats enflammés sur la composition des jurys d’évaluation, tension sur la reconnaissance (prime, avancement, mobilité). Entreprises françaises et européennes doivent avancer sur des œufs : le cadre légal se précise mais ne protège pas encore contre la tentation du gadget ou, pire, de la pression implicite à “toujours plus IA”. L’horizon, c’est maintenant : déjà, les cycles d’entretien annuel intègrent des critères liés à la maîtrise des outils IA, alors même que la jurisprudence demeure floue (cf. analyses et retours de DRH cités). Pour les comités de direction, il va falloir inventer de nouvelles formes de dialogue social, capables de garantir la qualité de vie au travail sans brider l’innovation. Ça passe aussi par la formation accélérée des partenaires sociaux eux-mêmes — et la refonte de la communication interne, plus horizontale, moins descendante. Bref, la bataille du “ne pas sacrifier le lien social sur l’autel de la productivité” est très loin d’être gagnée.

Ce que cela implique dans notre quotidien professionnel et personnel

Oublions le récit rodé des slides PowerPoint : l’IA, cette fois, s’invite brutalement dans nos routines. D’un lundi à l’autre, le fameux “prompt engineering” circule de bureau en open space, ricoche jusqu’aux métiers censés rester à l’écart de la quincaillerie numérique. À peine le temps d’assimiler qu’être « à l’aise » avec l’IA devient le nouveau passeport social. Même la pause-café change d’allure : dialogues sur les “bons prompts”, mini-démo de Copilot en prime. Finalement, tout le monde joue des coudes pour ne pas figurer dans le camp de ceux qui n’ont pas suivi. En filigrane, on sent une tension neuve sur l’apprentissage : c’est à la fois grisant et déroutant. Le savoir-usine vole en éclats ; place à la débrouillardise upskillée, aux micro-compétences partagées en mode rush.

Ceux qui pensaient qu’il suffisait de bichonner leur expertise métier pour durer doivent revoir leur copie. Les frontières se brouillent : chef de projet qui mitonne ses consignes à GPT, manager qui jongle entre pilotage humain et coaching algorithmique. L’évaluation s’emballe, sombre parfois dans la roulette russe, on bidouille des scores maison – pourquoi pas une médaille du “meilleur prompt” tant qu’on y est ? Bref, la réalité décolle du discours. Même la culture du feed-back se déforme, car la part automatisée envahit l’espace (tiens, ce rapport produit en 20 minutes, il vient de qui exactement ?).


Quant à la donnée sensible, on commence à se regarder en chiens de faïence : jusque-là, tout le monde stockait plus ou moins à la va-comme-je-te-pousse, puis voilà que chaque interaction génère son lot de scrupules. L’arbitrage permanent entre confort de l’IA (efficacité, gain de temps) et doutes sur la “vie privée” devient notre nouveau balancier quotidien. Résultat : on court entre deux mondes – l’ancien, rassurant mais bien lent, et le nouveau, véloce, boosté, mais souvent glissant. Il devient impossible de simplement fermer les yeux sur la vague : soit on apprend à surfer, soit on finit emporté, passager clandestin ou non. Ce qui tenait du gadget hier est, sans détour, la nouvelle compétence de survie au travail et, pourquoi pas, dans la vie courante – un mail bien rédigé en mode Copilot, une recherche documentaire accélérée, un agenda mieux tenu grâce à l’IA… La frontière pro/perso s’étiole, les repères aussi. Et même notre confiance dans ce qui est “fait maison”/“fait machine” commence à se fissurer. Chacun réinvente la confiance – en soi, en l’organisation, parfois au petit bonheur la chance. Voilà pour le tempo du quotidien : pas de pause syndicale sur ce train-là.

Les dirigeants, eux, n’ont plus la main sur le métronome. Dès cette année, impossible d’ignorer la recomposition du marché sous emprise IA – fusions de mastodontes, course au Copilot, surchauffe des benchmarks sur les outils génériques VS solutions maison. On n’est plus au moment des grands discours, il faut arbitrer sans délai. Premier dossier : l’urgence (très réelle) de la souveraineté numérique – où placer son curseur entre la simplicité d’un Microsoft Copilot, l’allégeance que cela suppose, et la gymnastique d’un écosystème open source? Impossible d’esquiver la réponse à la question qui fâche : à qui confier nos secrets RH, nos matrices de performance, nos retours confidentiels ? Les discussions de comex prennent un tout autre tour dès lors qu’il faut statuer en mode “choix cornéliens” – le risque n’est plus abstrait, il est dans chaque workflow, chaque audit. Un simple bug ou une fuite, et c’est la réputation RH de la boîte qui part en vrille.

Les leaders doivent trancher, mais surtout montrer – par la pédagogie et l’exemplarité – que la stratégie IA ne peut plus être l’affaire de technos reclus. On attend d’eux des choix affirmés : adopter à marche forcée, tenter le grand écart des solutions hybrides, ou résister en jouant la prudence. Pas question de peindre en vert le tableau de bord pour rassurer tout le monde. La transparence devient une nouvelle forme de leadership – expliquer, détailler la trajectoire, assumer les arbitrages même impopulaires, et surtout… investir là où la valeur humaine reste irremplaçable. Ceux qui rêvent d’acheter l’agilité en un clic vont au-devant de lendemains difficiles : impossible de déléguer la conduite du changement à l’IA.

Côté RH et managers, c’est autant la révolution culturelle que la course contre la montre. Fini le confort du plan triennal ; place à une refonte permanente des catalogues formation. Chaque semaine, de nouveaux outils bousculent l’ordre établi, forcent à reprioriser : quel manager saura identifier le “bon” prompt, quels collaborateurs basculer en mode hybride ? Les équipes RH bricolent des ateliers flash, des bootcamps IA à la chaîne, parfois dans la précipitation, parfois avec brio. Les managers de proximité se retrouvent au cœur du cyclone, pressés de repérer les appétences, d’organiser le transfert de compétences entre générations et métiers. Ça tangue aussi sur l’évaluation : qu’est-ce qu’une bonne maîtrise de l’IA ? Faut-il primer la rapidité d’adoption ou la qualité d’usage ? Les référentiels métiers doivent être réécrits, au forceps, en prenant soin d’éviter la multiplication des effets pervers (biais, inégalités de mobilité, jalousies internes).

La pression est double : performance accrue, alerte sur la santé mentale (charge cognitive, sentiment d’être largué). Ceux qui négligent le pilotage humain au prétexte d’un gain de productivité immédiat risquent le burn-out collectif. Une vigilance accrue s’impose sur le climat social, le maintien d’espaces de dialogue – quitte à former aussi les partenaires sociaux pour ne pas creuser le fossé entre porteurs d’innovation et “frondeurs” désorientés.

Pour les organismes de formation, c’est le branle-bas de combat. Plus question d’habiller le présentiel de quelques cas d’usage cosmétiques. L’exigence du marché – et des financeurs – change d’échelle : il faut produire vite, calibrer des modules sur-mesure, mixer l’apprentissage technique (prompt, automation) avec une montée en puissance sur les soft skills d’adaptation (résilience, curiosité, posture critique face à l’IA). Certaines écoles ou organismes (du CAP à l’executive MBA) expérimentent déjà des labs IA où le droit à l’erreur et l’exploration deviennent la règle.

L’enjeu, très concret : former des professionnels combinant pensée critique et aisance techno, capables à la fois de comprendre les ressorts de l’IA et d’en dénoncer les angles morts. Les clients – entreprises comme individus – cherchent la preuve vite, non plus un catalogue de 50 heures mais une acculturation en mode sprint, puis du “maintenance learning” continu. Bref, la formation n’est plus une parenthèse mais s’incruste dans le fil normal du boulot. Au passage, l’offre de certification doit se renouveler : la reconnaissance des micro-compétences, la gamification par badges, la valorisation rapide sur CV seront les nouveaux codes du secteur. Gare à ceux qui restent sur le quai. Dernier défi à ne pas oublier : l’animation de communautés apprenantes, souvent à distance, pour éviter la solitude des auto-formés et réinventer, au passage, un lien pédagogique plus horizontal.

Côté collaborateurs, fini le confort routinier. En moins d’un an, la maîtrise de l’IA devient la compétence transversale qui relie tous les métiers. On se retrouve à bâtir sa “marque pro” sur la capacité à s’approprier, tester, échanger des astuces IA – que ce soit au détour d’un projet ou sur Teams entre deux réunions. La peur de passer à côté rode – sentiment du “train qui passe” : ceux qui bougent voient déjà un gain d’autonomie, un rapport plus malin au document, au reporting, à la relation client (un commercial qui sort une propal mieux ciblée, un juriste qui prépare en amont ses analyses via l’IA…). L’apprentissage devient protéiforme : tutos maison, atelier express, échange informel. D’où une tension sourde : la reconnaissance suit-elle, ou bien le risque d’épuisement grandit-il ? La solidarité joue, parfois, mais la tentation de s’en remettre “au prompt le plus simple” fait le lit de l’automatisation frénétique

Conseils & astuces

Lancez votre “Sprint Prompt Engineering” collectif en équipe

  • Déclencheur : Dès que le mot “Copilot”, “GPT” ou “IA” s’invite dans les échanges Slack, Teams ou café, réagissez : il ne s’agit plus de regarder passer le train, mais de grimper dedans à plusieurs. Méthode : Réservez un créneau d’1h (physique ou visio) où chaque membre de l’équipe doit venir avec un prompt testé (succès ou plantage inclus). On partage, on démonte les mauvais pièges, on improvise une session d’amélioration collective en direct. Clôture sur l’écriture à quatre mains d’un “Prompt d’équipe” standard à glisser dans vos routines (réunion, reporting, recherche, email). Outils : ChatGPT, Gemini, Copilot, NotionAI ou même n’importe quel chatbot fourni par votre DSI. Pour la collecte : Google Doc partagé ou tableau blanc Miro (on ne tergiverse pas sur le design, gardez la main légère). Métrique : Comptez en nombre de prompts documentés/utilisables par tous (objectif : minimum 3 prompts adoptés/individu dans la semaine). Regardez le taux de réutilisation à J+15 (: qui a adopté réellement une astuce découverte par d'autres ?). Évolution : Quand tout le monde commence à proposer des variantes sans hésiter, c’est le signe d’un collectif mûr : envisagez un “Prompt Book” d’équipe ou une rubrique dédiée sur l’intranet. Et, pour les téméraires, organisez une petite battle interne “prompt vs prompt” en mode hackathon express. Pourquoi ne pas offrir une récompense impertinente à celui ou celle qui aura trouvé le prompt le plus efficace/piégeur/inattendu ?

Mettez en place la “Check-list Data Sensible” dès demain

  • Déclencheur : La question vous taraude : ai-je balancé trop de données perso ou dossiers chauds à Copilot ou GPT cette semaine ? C’est le moment d’agir, pas la peine de filer les clés du coffre par inadvertance. Méthode : En équipe ou individuellement, listez les types d’infos RH/clients que vous manipulez (prénoms, diagnostics internes, scores, feedbacks anonymes…). Puis, créez une grille simple : rouge = confidentiel/interdit, orange = à anonymiser, vert = open-bar (template de mail neutre, etc). Dès qu’un prompt touche à l’orange ou au rouge, prenez l’habitude de “brouiller” (initiales, données fictives). Cette vérification doit devenir réflexe avant chaque usage d’un outil IA, ni plus ni moins que se demander : « et si ça leakait, que dirait le DPO ? » Outils : Simple grille Excel/Google Sheets ou fiche Notion pour la version maline. Option : badge papier collé à l’écran pour se rappeler la couleur à chaque prompt. Métrique : Nombre de prompts ou fichiers revus/corrigés chaque semaine (visez 100 % des cas “orange/rouge” identifiés). En bonus : recensez les “oublis” ou incidents (oui, ça pique mais ça fait progresser). Évolution : Après 2 à 4 semaines de pratique, partagez vos alertes lors d’un “retour d’expériences data” collectif. Plus tard, incluez la pratique dans le process onboarding. Si votre DSI est joueur, demandez-lui d’auditer un échantillon, histoire de mettre les pieds dans le plat et d’ancrer l’exercice.

Organisez le “15 min IA Feedback” après toute utilisation marquante

  • Déclencheur : Une IA a changé la donne (gain de temps, grosse boulette, prompt qui emballe tout le service) ? Ne laissez pas passer l’occasion de transformer l’apprentissage individuel en effort collectif. Méthode : Après un test IA marquant, bloquez 15 minutes à chaud avec 2 ou 3 collègues. Déroulez ce mini-rituel : 1) que voulais-je faire, 2) comment le prompt/IA a-t-il aidé (ou pas), 3) ce que je ferai différemment à cause du résultat. Notez les émotions (rassuré, paumé, trop simple…). Récapitulez la leçon à transmettre sur un fil Teams/Slack dédié ou dans un tableau “Bêtisier & Pépites IA”. Outils : Application de chat interne (Teams, Slack, Discord), OneNote partagé, ou simple mail collectif. Métrique : Volume de feed-back collecté par semaine, nombre de lessons-learned réutilisées dans les semaines suivantes, et — cerise sur le gâteau — taux d’adoption spontanée des rituels par des équipes non initiées. Évolution : Compilez les meilleurs feedbacks dans une Newsletter mensuelle – le ton peut être léger voire caustique, c’est parfois ce qui relâche la pression. Si le collectif prend goût au jeu, envisagez un partage transversal entre services (et pas que le service innovation qui joue souvent tout seul dans son coin).

Générez votre “Tableau de compétences hybrides réelles” sans attendre le HR BSOD

  • Déclencheur : Trop tard pour attendre la réécriture officielle du référentiel RH. Vous avez déjà dans l’équipe des duos IA+expertise inédits ? La compétence hybride ne s’évaluera pas toute seule. Méthode : En équipe, bâtissez une matrice maison : en abscisses, les outils IA utilisés (Copilot, prompts, automatisation simple…), en ordonnées, les usages métiers réels (reporting, relance client, veille, prototypage…). Pour chaque croisement, cochez “OK maîtrisé”, “En cours”, “Besoin d’aide”. C’est factuel, zéro jargon. Chaque collaborateur le remplit anonymement ou non. Outils : Sheet, Tableur, un tableau sur Miro ou Trello. Pour les allergiques aux tableurs, sketchnote à main levée puis photo partagée sur le fil d’équipe. Métrique : Suivi mensuel du nombre de cases “OK maîtrisé” par utilisateur. Repérez les trous dans la raquette : une case vide ou une ligne qui stagne, voilà le nid à upskilling ciblé. Évolution : Faites évoluer la matrice au fil des outils adoptés, ajoutez une colonne “astuces partagées”. Pour les process RH gros calibre, servez-vous-en comme support (visuel et dynamique) lors des entretiens annuels. Bonus : croisez vos apprentissages avec une équipe d’un autre service ou même d’un autre pays.

Lancez la “Pause-Prompt informative” rituelle 1 fois par semaine

  • Déclencheur : Sentiment diffus que certains prennent l’ascenseur IA, d’autres l’escalier (voire restent bloqués au rez-de-chaussée). La “Pause-Prompt” vient briser la routine et aplanir la courbe d’acculturation. Méthode : Définissez une plage de 15 – 20 minutes, tous les vendredis par exemple. Chacun partage oralement (ou par écrit si remote) la découverte IA de la semaine : prompt efficace, bug mémorable, article frappant, usage insolite. Pas de slides, pas de juge. Ceux/celles qui n’ont pas de contribution écoutent. Tour de table rapide + compilation sur document partagé. Outils : Teams/Slack, Padlet ou simple liste partagée. Pour stimuler les moins loquaces, prévoyez à chaque fois un “challenge” thématique (ex : “Prompt pour écourter une réunion”, “Automatiser un reporting”, “Sécuriser une base de contacts”…). Métrique : Comptabilisez le taux de participation, le nombre de prompts/astuces mutualisées, et le pourcentage de collaborateurs ayant testé au moins un truc partagé dans le mois. Évolution :Passez à l'action Basculement brutal dans les routines, référentiels réécrits à la hâte, nouveaux pouvoirs et nouveaux pièges du « prompt » : difficile de rester simple spectateur quand la maîtrise de l’IA devient, en moins d’un trimestre, la vraie ligne de partage dans les équipes (si, si—Demandez à ceux qui pensaient que la vague resterait cantonnée aux experts tech). La question : combien de cycles d’entretien ou de projets allez-vous piloter à vue, sans ancrer les bons réflexes maintenant ?

    Chez Humanissue, on ne se contente pas d’empiler des formats de formation : on façonne des parcours IA taillés pour les vrais enjeux du terrain—ceux où la performance humaine fait toute la différence, pas les slides PowerPoint. Ça veut dire : intégrer la culture du feedback express, sécuriser la pratique des outils, muscler les collectifs sur les compétences hybrides… Preuves à l’appui, on a accompagné en 2025 des organisations qui, du board au manager de proximité, ont enrôlé l’IA dans leur quotidien sans sacrifier le lien ni la souveraineté sur leurs datas. Pas de gadget, des gains avérés (30 à 50 % sur la productivité documentaire, d’après leurs propres retours). À la clé, un collectif qui garde la main sur le tempo, même quand tout s’accélère.

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